Il faut payer pour apprendre ! C'est le premier adage du poker débutant qui se caractérise par un comportement de poisson rouge au milieu des requins affamés. Sans trop de surprise, les 90 % de poissons sur les salles de poker en ligne se font dévorer par les 10 % de requins qui naviguent sur les tables de Texas Hold'em à la recherche de proies faibles.
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En tant que débutant, vous êtes un poisson rouge. Si vous êtes plus intéressé à jouer plutôt qu’à gagner, vous êtes définitivement un poisson. Si vous ne faites pas vos devoirs afin de maîtriser le jeu et de savoir comment les côtes affectent vos chances, vous allez demeurer perdant. La bonne nouvelle est que vous lisez ces pages, donc vous avez franchi le premier grand pas vers les victoires récurrentes au poker en ligne.
Cela dit, il n’y a pas que les débutants qui sont des poissons. Tous les joueurs peuvent devenir un poisson durant une partie spécifique. La structure des tournois de poker est un bon exemple où le jeu change radicalement au fil du temps et en fonction du nombre de joueurs encore en lice. Si vous commencez à paniquer lorsque votre stack est maigre, vous allez involontairement vous comporter comme un poisson.
Il suit un pot bien plus longtemps qu’il devrait, il relance avec une main qui ne le mérite pas, il compte sur la chance pour le soutenir, etc. Le style de jeu typique du poisson se range dans la catégorie du « large – passif ». Jouer « passif » implique de prêter peu d’attention à la côte des cartes et de ne pas anticiper les autres joueurs. Jouer « passif » implique de relancer peu et suivre beaucoup. Le « large – passif » est le style de jeu dont il faut s’éloigner à tout prix. Par contre, en combinant le style « passif » avec l’attribut « agressif », on obtient une créature intéressante à la table de poker qui s’appelle un « maniaque ».
Afin de survivre et de gagner beaucoup d’argent, le poisson doit jouer serré. Avec l’expérience du jeu et une meilleure appréhension de la table, le poisson peut combiner le jeu serré avec l’attribut agressivité qui va devenir le plus rentable. Comme le tableau indique, il vaut mieux débuter avec les groupes de départ le plus serré possible. En choisissant sa main avec soin, le poisson peut optimiser ses chances de remporter le pot. Connaître la discipline du joueur « serré » est indispensable afin d’aller plus loin dans la stratégie et les méthodes. En jouant le plus serré possible, le joueur obtient une bonne connaissance des côtes et de la texture du flop.
Pour l’instant, il n’est pas question de tactiques de mise, de position ou de « tells » (lecture de l’adversaire).
D’après nos études, voici les groupes de mains de premiers choix qui vont figurer dans votre sélection de base pour participer au pot (Le « s » après certaines mains signifie que les cartes sont de même couleur). Au sein des groupes, les mains sont classées par ordre de préférence. Bien entendu, ces groupes sont à prendre de manière générale puisque la force d’ une main peut varier fortement suivant la situation, notamment après le flop.
Groupe 1 : A A - K K - Q Q
Groupe 2 : J J
Groupe 3 : A Ks - 10 10 – A Qs – A Js – K Qs
Groupe 4 : A K – 9 9 – K 10s – Q Js – A 10s – A Q
Groupe 5 : A 9s – K Q – Q 10s – J 10s – 88 – K 9s – 10 9s – A 8s
Pour commencer avec le Groupe 1 et 2, nous avons le Top 4 bis : A A, K K, Q Q et le bis pour J J. Ces mains de premier choix doivent toujours êtres relancées ou sur-relancées. Elles ne viennent pas souvent, donc il faut qu’elles soient le plus rentables possible. Une top paire servie est déjà une main gagnante qui n’a pas besoin d’être améliorée ; c’est un énorme avantage au préflop. Ne pas relancer avec ces cartes n’est pas intelligent ; il faut être le plus agressif possible. Attention tout de même à ne pas vous mettre en danger car vous ne détenez qu’une paire, même si elle est puissante. Vous êtes agressif préflop avec un top paire car vous voulez qu’elle vous rapporte, mais surtout parce que vous voulez vous retrouver en situation de tête à tête où statistiquement vous avez moins de chances d’être battu par une main moyenne qui toucherait son jeu eu flop. Avec une top paire servie, il faut toujours relancer fort (3 ou 4 fois le montant des blinds) afin d’éliminer toutes les mains moyennes qui entreraient en jeu avec une mise faible.
La combinaison des groupes 1, 2, 3 et 4 forment le Top 16 qui constitue environ 7 % des mains. Ces cartes sont fondamentales à jouer correctement pour optimiser les gains. Le Top 16 constitue seulement 7 % des mains distribuées lors d’une partie de poker, donc ce n’est pas avec elles que vous allez devenir riches. Cependant, vous devez savoir ce qu’elles représentent lorsque vous tombez dessus.
Si vous comparez ces groupes de départ avec ceux qui figurent des livres traditionnels sur le poker, vous allez noter de subtiles différences. Par exemple, A Ks est légèrement favori par rapport à K Qs ; particulièrement lorsque peu de joueurs sont présents au Showdown (dernier tour de mise - après la River). En fait, une main qui comporte six joueurs lors du Showdown place A K au dixième rang des meilleures mains, tandis que lors des premiers tours de mise, A K se place 5e.
J J est aussi un exemple de main à puissance fortement variable en fonction de la situation. Sur une table de six joueurs, J J se positionne à la quatrième place du hit parade des mains les plus puissantes, mais si le nombre de joueurs diminue, le pouvoir de la paire de valets diminue à la neuvième place.
Afin de généraliser cette variation dans la puissance des mains suivant le nombre de joueurs à table, vous pouvez vous inspirer des classements suivants :
Puissance des mains avec deux joueurs après la River :
A A – K K – Q Q – A Ks – A K – A Qs – A Js- K Qs – J J – 10 10
Puissance des mains avec six joueurs après la River :
A A – K K – Q Q – J J – 10 10 – K Qs – A Ks – A Qs – A Js – A K
La décision clé au Texas Hold’em est de savoir s’il faut entrer dans le pot avec les deux cartes privées qui sont distribuées à chaque main. Ensuite, la deuxième phase concerne la manière intelligente de jouer la main sélectionnée pour participer au pot.
De manière générale, il est conseillé de relancer avec le Top 10 des mains de départ. Vous pouvez relancer avec le Top 16, sauf si vous êtes persuadé qu’une relance ne va pas sortir suffisamment de joueurs sur une partie de type « large ». Sur une table à tendance « serrée », il convient de relancer au préflop uniquement avec le Top 5.
Cependant, le meilleur conseil si vous êtes sur une table « serrée » est de partir très vite pour trouver un endroit mieux garni en petits poissons plutôt qu’en dont il sera difficile d’extraire de l’argent.
Pour débuter, il ne faut jamais jouer rien d’autres que les 24 mains de départ.
A K est un bon exemple de main à double tranchant qui fonctionne vraiment mieux en tête-à-tête plutôt que contre de multiples adversaires. Avec A K, il faut absolument faire le ménage en éliminant la plupart de vos adversaires avant qu’ils voient le flop. Après le flop, si plusieurs adversaires restent en jeu, vous diminuez la puissance de la main et l’avantage de ces cartes. Attention de ne pas aller non plus dans l’excès en misant tous vos jetons car A K peut être aussi un grand perdant, notamment face aux petites paires. Il faut foncer avec A K, mais ne pas tout risquer non plus.
10 10 perd de sa puissance lorsque le nombre de joueurs diminue, donc il faut rassembler le plus de joueurs possible dans le pot avec une paire de 10 servie. De manière générale, avec les toutes les paires servies, vous devez garder à l’esprit que vous allez flopper un brelan 1 fois sur 7. Il suffit de compter les paires servies où vous ne touchez pas un brelan pour savoir que lorsque vous arrivez dans les parages de la septième paire servie, elle sera vraisemblablement assortie d’un brelan au flop.